Général / Introspection / Outils · 24 mars 2022 0

Le Mantra qui soutient chacun des 5 Accords Toltèques

Ceux qui me lisent dernièrement ont déjà pris conscience de la réalisation que j’ai faite sur mon chemin ; 〝 Ce que je sais, c’est que je ne sais rien ”. Cette réalisation aujourd’hui me permet de rester centré, et d’éviter de retomber à me perdre dans la quête de nutrition du mental, et je peux donc en arriver à valider que ceci devient un véritable Mantra pour moi (i.e. Formule sacrée dotée d’un pouvoir spirituel).

Je dois reconnaître que cette réalisation personnelle liée à ce Mantra n’est pas évidente de compréhension à tout le monde, et que sa compréhension puisse être délicate à appréhender dans le sens que je lui donne.

Une intuition récente m’a poussée ainsi à confronter la validité et la résonance de ce Mantra face au 5 Accords Toltèques, rendu célèbre par l’auteur Miguel Ruiz :

  • Que votre parole soit impeccable.
  • Ne prenez rien personnellement.
  • Ne faites pas de suppositions.
  • Faites toujours de votre mieux.
  • Soyez sceptique mais apprenez à écouter.

Attention, ici, je ne place absolument pas le mantra « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien » comme substitution au travail intérieur auquel peut nous inviter chacun de ses Accords Toltèques. La lecture du livre ainsi que les nombreuses publications sur le sujet pourront vous aider à œuvrer en vous à la transformation de vos comportements quotidien, pour ainsi petit à petit devenir plus conscient de vos comportements dans l’instant présent, et ainsi reprendre une certaine souveraineté sur ceux-ci, et donc sur Soi-m’Aime.

Que votre parole soit impeccable.

Le premier Accord Toltèque nous invite ici à être plus conscient de notre parole vis-à-vis d’autrui. Tout étant énergie, il en est de même pour chaque pensée, et chaque parole que l’on émet. Lorsque l’on se met à émettre des paroles de critiques négatives, ou bien de jugement vis-à-vis de quelque chose extérieur à nous, il peut s’agir souvent de la mise en reflet d’un inconfort intérieur personnel qu’il serait bon de mettre en Lumière en Soi.

Si « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien », je peux alors me questionner sur toute validité des mots/maux que je m’apprête à envoyer à ou vers autrui. Ce que je pense à un instant être vrai pour moi, et qui semble s’inviter d’une façon à être exprimée à l’extérieur de moi, peut alors être remis en question quant à sa réelle validité en Moi d’une part, et du coup pour autrui d’autre part.

En prenant le temps d’observer la pensée qui demande à s’exprimer de façon à savoir ce qu’elle peut révéler sur Soi-m’Aime, je peux alors potentiellement réaliser l’illusion que cette pensée ait été émise à destination de l’autre, pour ainsi y découvrir ce qu’elle offre comme réalisation en Moi, vis-à-vis de Moi.

C’est alors que ce que je pensais savoir et exprimer à autrui ce révèle par alchimie en une autre substance dont je ne savais rien consciemment. La réalisation du cadeau caché dans l’inconscient s’opère ainsi.

Ne prenez rien personnellement.

Le second Accord Toltèque est une nouvelle invitation à prendre un certain recul avant d’interpréter ce que l’on peut recevoir vis-à-vis d’autrui ou une situation externe. Nos filtres installés en nous depuis longtemps, et opérant en niveau mental, interfèrent dans notre façon de réagir par rapport à ce que l’on reçoit, qu’il s’agisse de paroles ou d’évènements. Il est à nouveau là le constat d’énergies et de vibrations captées, sans que celles-ci soient les nôtres.

Si « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien », je peux alors prendre le recul nécessaire à rendre conscient ce que j’accepte de faire de l’énergie que je capte. Encore une fois ici, si ce que je pense un instant être vrai quant à la teneur de ce que je reçois dans une situation donnée peut être invalidé du fait qu’au final rien ne me permet de confirmer sa consistance précise à ce que cela est de façon tangible, alors, me voilà libre de lui donner l’interprétation que je veux bien lui laisser être.

C’est alors que dans les faits, je mets en Lumière ma capacité à faire ce que je veux vis-à-vis de ce que je reçois ; lui donner une quelconque importance vis-à-vis de l’impact que cela à sur moi, ou au contraire, réaliser la capacité de ce que JE SUIS à laisser cette vibration me traverser, tout en ayant la capacité de l’observer, sans devoir obligatoirement m’y accrocher et la laisser impacter ma propre énergie et vibration.

Ce que je pensais savoir sur le comment interpréter ce que je reçois s’échappe alors pour laisser place à une prise de souveraineté vis-à-vis de pouvoir en faire ce que je m’autorise à en faire ; la laisser passer sans avoir une emprise sur ce que JE SUIS.

Ne faites pas de suppositions.

Le troisième Accord Toltèque résonne parfaitement en echo avec le point précédent, étant une nouvelle invitation à la prise de recul à ce que l’on peut émettre comme quelconque supposée vérité, ou vis-à-vis de l’interprétation et de la teneur donnée à ce que l’on peut recevoir.

Si « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien », alors la teneur en toute supposée réalité se dissipe du fait que ce je pense savoir interpréter comme une vérité n’en devient au final qu’une hypothèse parmi tant d’autres, du fait que je ne sais rien.

Il s’agit là que de suppositions prenant naissances avec un certain prisme de ce que l’on pense être vrai, et le réaliser en tant qu’observateur permet de diminuer l’établissement de voiles virtuels qui constituent le masque de la véritable teneur de ce qui se cache derrière ; un grand TOUT, qui englobe également de fait le RIEN, une juste Unité parfaite de ce qui EST.

C’est alors que si ce que je pensais savoir ne serait que supposition, et donc simple hypothèse par rapport à ce que je ne sais pas, je peux apprendre à rester humble vis-à-vis de la perception que je peux avoir des voiles constituants ma vision de la réalité, et reconnaître que je ne sais pas grand chose de la teneur pouvant exprimer ce que serait ce grand TOUT.

Faites toujours de votre mieux.

Le quatrième Accord Toltèque est une invitation à l’indulgence envers Soi-m’Aime. Le chemin vers la recon-Naissance à son essence, non à ce qui fait sens mais plutôt à ce qui EST-SENS, nécessite de savoir trouver le juste équilibre dans la reconnaissance de ce que l’on EST à l’instant T. Ni plus, ni moins ; ce que l’on est, EST, et c’est ainsi parfait en tant quel tel.

Si « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien », alors, il n’y a là point de jugement à émettre sur Soi, ce qui révèlerait une supposition à ce que l’on devrait ou pourrait Être. Si l’état, et là où j’en suis dans l’instant présent EST, c’est qu’il n’y pas à savoir ce que je ne suis pas encore. Ce que je peux Être en l’état actuel du moment en sachant écouter la parole impeccable envers Moi-m’Aime, sans me laisser altérer personnellement par mes pensées et enfin sans y mettre d’hypothétiques suppositions, alors je suis en mesure de trouver l’équilibre de réalisation que je suis en capacité de faire les choses de mon mieux  ; ni moins ni trop, ni bien ni mal … Tout simplement faire de façon juste.

C’est alors que si ce que je pensais savoir est de pouvoir (ou ne pas pouvoir) faire toujours mieux que ce que je me sens capable de faire aujourd’hui s’écroule, vis-à-vis du fait que je ne sais absolument rien de ce que je serai capable de faire demain, me voilà dans l’équilibre d’accepter ce que JE SUIS dans l’instant et d’en user ainsi à faire de mon mieux.

Soyez sceptique mais apprenez à écouter.

Le cinquième Accord Toltèque qui est un complément aux quatres autres, en revient à l’invitation à la maîtrise de ce qui EST. Apprendre à l’observer sans le rejeter, tout en maitrisant ce que l’on en fait, et tenter de l’apprivoiser à ce que cela peut révéler en nous ; le fameux cadeau caché en toute chose.

Si « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien », alors je peux aisément émettre l’idée que je sais tout sans m’y attacher, et ainsi prendre toute chose comme une expérience d’observation à ce qu’elle peut révéler comme une hypothétique essence à ce que je ne sais pas. Ainsi, c’est une invitation à l’ouverture de conscience à tout ce qui peut Être, sans savoir ce qui EST. Là en devient une ouverture des possibles, sans limite, et en accord total avec l’expansion infini de ce qu’est la création Source de toute chose.

Ne vous croyez pas vous-même, ni personne d’autre. Utilisez la force du doute pour remettre en question tout ce que vous entendez : est-ce vraiment la vérité ? Écoutez l’intention qui sous-tend les mots et vous comprendrez le véritable message.”

Miguel Ruiz

Pour conclure sur ce qui est devenu un Mantra intérieur pour moi en tant que « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien », c’est qu’il résume tant de choses que tente de nous dévoiler le chemin intérieur à la question du « Qui suis-je ? ».

Ce Mantra n’est point pour se limiter vis-à-vis de ce que JE SUIS, et tout au contraire, il est une ouverture à observer ce que JE SUIS sans aucune barrière à l’entrée. Une ouverture à l’exploration de ce grand TOUT dans lequel nous sommes, et qui en même temps est en nous, puisqu’il y puise son essence.

Et c’est alors, que sans limite à ce que JE SUIS, je peux imaginer ÊTRE LE TOUT, et laisser l’Âme-agit découvrir le moyen de reconnecter à son EST-SENS de Création à l’alimentation de ce qu’est ce grand TOUT, et ainsi, reconnaitre son pouvoir créateur de toute chose qui prend essence en notre Être, à mesure que l’on puisse enfin réaliser ce « JE SUIS ».

Pour finir avec un peu d’humour, sachant que « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien », je ne détiens donc aucune vérité quant à ces écrits partagés, et je vous invite donc ici à ne prendre que ce qui résonne en vous, et si vous savez le faire, c’est la un bien beau cadeau que vous vous ferez que de vous écouter.

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