Introspection · 17 mai 2022 0

Bonjour les Bisounours

« Tu es candide et naïf, c’est charmant mais tu n’es pas dans le réel. Le monde n’est pas celui des Bisounours et ne le sera jamais. L’histoire de l’humanité en est la preuve vivante. »

C’est avec ces mots, qu’a débuté un message de ma mère par rapport à un simple partage humoristique qui m’avait fait sourire, illustrant en quelque sorte cette période où beaucoup de personnes se posent des questions, et reviennent à plus d’écoute de leur intériorité, et donc parfois entrant dans une voie de reconversion par rapport à ce qu’ils étaient, et sur la façon de voir leur vie, et le sens de celle-ci. 

Avant ce message coup de poing, j’avais répondu à mon beau-frère qui avait émis son point de vue vis-à-vis du fait que «  se coquiller ver soi-même et vers la nature ne représente q’un signe de faiblesse d’une civilisation », qui nous mettrait en danger de pouvoir se faire écraser ensuite par les autres.

Ces propos ne résonnant pas forcement avec ma vision de la Vie, je tâche néanmoins à respecter l’avis de chacun sans forcement vouloir imposer la mienne comme la seule valable, comprenant bien que chacune des 7 Mds de personnes du Monde porte sa vérité en fonction de ses propres prismes. De là naît l’invitation au non-jugement de ce qu’est l’autre, même si sa réalité ne correspond pas à la nôtre. Sans jugement, j’accueille ce partage de l’autre, et peut m’autoriser à exposer ma propre vision sans en faire un combat d’opposition de vérité que l’on cherche à imposer à l’autre ; là est le but d’un dialogue sain.

« Sois le changement que tu veux voir dans le monde »

Ghandi

Sur le sujet de « Revenir à Soi », et ce dans le sens profond de l’introspection, j’ai donc voulu lui exprimer pourquoi je n’entre pas en résonance avec le fait que cela puisse être une action à se mettre position de faiblesse vis-à-vis d’autrui, qu’il s’agisse d’individus ou de Nations. 

Ghandi disait « Sois le changement que tu veux voir dans le monde » ; là est l’invitation que de se changer Soi, puisse ensuite naturellement rayonner sur le monde qui nous entoure. Remis à l’échelle d’un seul individu, cela peut paraître bien peu, alors qu’en fait il s’agit du point de départ de TOUT. 

Ce retour à Soi est, en ce moment, une invitation qui s’est ouverte à beaucoup plus qu’une personne dans le monde à travers ce que nous traversons tous, individuellement comme collectivement. Et cela est pour moi Source de bel espoir à ce que de plus en plus de personnes entament une profonde incarnation de cette citation de Ghandi, afin de progressivement transformer le monde qui les entoure. 

L’effet papillon est réel, et ce faisant, une personne qui se transforme à ce qu’elle EST, petit à petit, rayonne autour d’elle une Énergie, qui à son tour commencera à influencer inconsciemment d’autres à percevoir l’invitation à remettre en question ce qu’ils pensaient alors une vérité de leur existence. A proportion alors de leur Libre Arbitre intérieur, un chemin vers une transformation intérieure, et donc du monde qui les entoure, pourra commencer à s’infuser, et ainsi, exponentiellement continuer de propager la Vibration du battement d’ailes initial du papillon

« Notre société est dirigée par des gens fous pour des objectifs fous. Je pense que nous sommes dirigés par des maniaques à des fins maniaques et je pense que je risque d’être mis à l’écart comme fou pour avoir exprimé cela.
C’est ça qui est fou. »

John LENNON

On ne crée pas un monde en paix, en faisant la guerre ; 
On ne crée pas la confiance à l’autre en se protégeant par rapport à son hypothétique agression ; 
On ne crée pas un monde solidaire en prônant la compétition à devoir être le meilleur…

Ainsi, pour en revenir à l’enseignement de Ghandi, si nous souhaitons vivre dans un monde de Paix, Sérénité et d’Amour entre les peuples et le vivant, soyons déjà en Paix et Serein en Soi, et en Amour pour Soi-m’Aime. Et d’entamer ce travail sur Soi, est déjà là un long mais néanmoins passionnant chemin, demandant courage, persévérance et Foi.

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ! »

Albert EINSTEIN

Dans ma Liberté de Pensée et d’avoir Foi en cela, je serai donc « candide et naïf », et absolument « pas dans le réel ». Il y a là une chose que je peux confirmer ici ; je ne suis dorénavant plus dans la conception du réel qui est celui ici mentionné par ma mère ; j’ai, Ici et Maintenant, pris ma Souveraineté d’Être qui JE SUIS, que cela plaise ou non. Je ne m’étalerai pas à exposer ici tout les arguments qui ont suivi pour arriver à son affirmation que « ce n’est pas par le coaching de son ego et de l’amour de soi (sic), summum de narcissisme et d’hyper individualisme » qui pourra sauver le fait que « notre civilisation est en grand danger ». Néanmoins, je pense que chacun des arguments mis en avant, regardé sous un autre référentiel, était exactement la démonstration expliquant ce qui justement ne tourne pas rond dans notre civilisation, et le pourquoi nous en somme à la situation actuelle collectivement. 

Alors, sans être candide ou naïf, je pense assez sain que de réaliser que si nous continuons à fonctionner avec le même schéma de pensée que depuis des millénaires, il est difficile de s’attendre à un autre résultat que de continuer d’aller vers ce qui met en danger cette Civilisation.

« Je me Pardonne que d’avoir laisser l’extérieur me conditionner à être loin de mon Être. »

Voilà donc que par le jugement par rapport à la Liberté de Pensée et d’Être de son propre fils, ma mère entre en guerre inconsciemment avec moi, afin de pouvoir défendre sa propre vision de ce qu’est sa vérité, et comment il est impensable que l’autre ne puisse résonner autrement. Sa bataille ici serait de me ramener à sa réalité, nourrie par ses propres peurs et conditionnements ; tout ce qui s’écarte de ce qu’elle pense être vrai étant forcement irrecevable et une menace.

J’ai bien compris que l’on ne change pas l’autre, et qu’il n’est pas nécessaire que de tenter d’argumenter à ce qu’est ma propre Conscience de la vérité, tout simplement car je comprend avec Compassion que sa vérité est la sienne, et je la respecte. Je comprend aussi très bien que dans le fond, c’est sa peur que de voir son fils s’émanciper vers un autre prisme de vérité auquel elle n’adhère pas, et qu’elle n’a jamais cherché à comprendre par la simple discussion, et que par là, c’est une tentative maladroite à tenter de me raisonner. Et c’est avec cela que je lui Pardonne, et ainsi, je me Pardonne d’avoir laisser l’extérieur me conditionner à être loin de mon Être.

Je pense qu’à un moment donné, suite à la lecture de son message, je me suis mis à me visionner en tant que Bisounours, épanoui et heureux, à lui envoyer de l’Amour à partir de mon ventre arc-en-ciel. Je souris à cette vision.

Sur mon chemin intérieur, je me suis parfois demandé si effectivement je n’étais pas devenu fou ; et à chaque fois, cela me ramène à constater que je n’ai jamais été aussi Libre intérieurement, que ce chemin m’avait ramené à voir le beau et l’espoir en TOUT, ainsi que de comprendre pourquoi tant de choses depuis que je suis enfant me voyait voir un monde ne tournant pas rond. D’avoir grandi en Conscience sur ce chemin, me rend plus équilibré, plus en Paix, plus Serein, et donc plus épanoui. Alors, soyons Fous et Heureux, en ce sens, ça me va très bien.

A l’instant, tombant sur une interview de Arnaud DESJARDINS à propos de sa rencontre avec Kangyour Rinpoché, un passage a résonné vis-à-vis de cette perception que l’extérieur peut projeter sur les personnes sorties de leur ancienne réalité, et entrées sur un chemin spirituel qui leur échappe  : « C’est tellement normal de ressentir de l’Amour pour un Être qui nous à Aimer le premier. Et ensuite pour un Être qui donne ce qui a de plus précieux, peu à peu, et qui nous montre en fait ce que à quoi nous aspirons en fait le plus profondément ; une Sécurité intime, une Paix, une toute autre vision de l’existence. Vu du dehors, cela peut paraître de la servilité, le culte de la personnalité, et qui parait une dévotion excessive, mais vécue de l’Intérieur, c’est un enseignement, c’est de l’Amour, de la Gratitude, du Respect. » C’est bien cette dernière phrase que je souligne, comparant la perception que peuvent avoir les personnes extérieures, et le ressenti Intérieur de l’Être étant lui rentré sur le chemin l’amenant à la réalisation de choses bien plus grandes qu’il n’avait pu percevoir auparavant (i.e. ici, par l’intermédiaire d’un Maître Spirituel).

Je ne pourrai jamais communiquer ou partager à ma famille, ou quiconque, ce que j’ai traversé personnellement en ressentis et qui a su me réveiller à ce monde subtil et énergétique, faisant néanmoins ancrage à ma Foi aujourd’hui. J’essaye juste de m’en faire le témoin, comme par mes écrits ici. Le chemin est personnel, celui de l’un, n’est pas celui de l’autre

Je reconnais également que sur ce chemin, à un moment donné, il est possible de se perdre dans un monde de Bisounours plein de Lumière, qui nous ferait fermer les yeux sur l’existence de l’Ombre, de peur d’aller la voir, l’accepter et même l’Aimer. Toutefois, là où il me semble Être aujourd’hui n’est absolument pas dans le déséquilibre de voir le monde pour ce qu’il EST ; fait d’Ombre et de Lumière, fait d’une dualité permanente. Cette dualité dans laquelle il est important d’apprendre à s’équilibrer dans la voie du juste milieu, sans nier l’un ou l’autre, et en prenant Conscience, que l’Un fait partie de l’autre, et que l’autre fait partie de l’Un. Que tout ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut. Que réaliser l’existence du subtil et de l’énergétique nécessite ensuite de s’équilibrer à ne pas oublier notre Incarnation sur Terre, Ici et Maintenant. C’est dans cette équilibre progressif, néanmoins toujours en mouvement, que j’expérimente dorénavant d’Incarner ma Souveraineté et ma Volonté Divine sur Terre, et ce, pour oeuvrer à construire la vision Monde qui résonne en moi.


Pour terminer sur l’image poétique des Bisounours, je vous partage ici 2 extraits pertinents d’un article de Solar-Management sur le sujet : 

  • « Les Bisounours ne sont pas naïfs, c’est justement parce qu’ils savent que le « mal » existe qu’ils essayent d’être acteurs. »
  • « Vouloir vivre ‘dans le monde des Bisounours’  ce n’est pas nier les difficultés de la vie, les gens violents ou les épreuves sur le chemin, c’est en refuser la fatalité et continuer à œuvrer pour rendre le monde meilleur. »